Faire un ourlet propre est une base essentielle en couture. Il permet d’ajuster la longueur d’un vêtement comme un pantalon, une robe ou une jupe. Il existe plusieurs techniques, des plus simples aux plus avancées.
Avec ou sans machine à coudre, chacun peut choisir la méthode adaptée à son niveau et à son projet.
Comment faire un ourlet pas à pas ?
Avant de coudre, commencez par tracer la longueur finale avec une craie ou un crayon de couture. Ajoutez ensuite la marge nécessaire pour l’ourlet, généralement entre 1 et 4 cm selon la finition. Repassez le pli avant de l’épingler. Cela facilite la couture et garantit un résultat plus régulier.
L’ourlet simple et le double ourlet à la machine
L’ourlet simple est la méthode la plus facile. Le bord du tissu est replié une seule fois vers l’envers, puis épinglé avant d’être cousu au point droit. Une marge de 1 à 1,5 cm convient aux tissus moyens ou épais. Le bord doit être fini au préalable pour éviter qu’il ne s’effiloche.
L’ourlet double offre une finition plus propre. Le tissu est replié deux fois pour cacher complètement le bord brut. On réalise un premier pli, puis un second avant de repasser et de coudre. Une marge de 2 à 4 cm est généralement nécessaire. Cette technique convient bien aux pantalons, jupes et robes, mais elle est moins adaptée aux tissus épais.
Pour plus de régularité, un bâti machine avec des points longs permet de marquer les plis et de guider le repassage avant la couture finale.
L’ourlet invisible à la main ou à la machine
L’ourlet invisible convient bien aux vêtements habillés. À la main, il se réalise après un double ourlet. La couture se fait en ne prenant qu’un seul fil du tissu côté endroit. Le point ne traverse pas complètement le tissu, ce qui rend la finition invisible. Le nœud doit être caché dans l’épaisseur de l’ourlet.
À la machine, cette technique demande un pied presseur adapté et un point zigzag léger. Le double ourlet est d’abord réalisé, puis un très léger bord est laissé visible à l’intérieur. L’aiguille doit piquer précisément dans ce rebord. Des essais sur des chutes de tissu sont indispensables avant de travailler sur le vêtement final.

L’ourlet roulotté pour tissus fins
L’ourlet roulotté est adapté aux tissus très légers comme la mousseline, le voile, l’organza ou la soie. À la main, le tissu est roulé entre les doigts, puis cousu petit à petit en formant un fin bord régulier.
À la surjeteuse, le roulotté est rapide et précis. L’appareil coupe, replie et coud en une seule opération, pour une finition très fine. Sur certains tissus extensibles, le réglage du différentiel permet même de créer un léger effet ondulé.
À la machine classique, il faut d’abord replier le bord sur une petite marge, puis piquer très près du pli. Une seconde couture peut renforcer la finition après avoir ajusté le bord proprement.
L’ourlet extensible sur jersey
Sur les tissus jersey comme les t-shirts ou les robes stretch, l’ourlet doit rester souple pour accompagner l’élasticité du vêtement.
L’aiguille double est une solution simple à la machine. Elle permet de réaliser deux lignes de points parallèles sur l’endroit tout en gardant de la flexibilité à l’envers. Une marge d’environ 2 cm est généralement suffisante. Le tissu est replié, épinglé puis cousu sur l’endroit avec l’aiguille double.
Avec une recouvreuse, le point de recouvrement offre une finition encore plus propre et professionnelle, proche de celle des vêtements du commerce.
Quels sont les différents types d’ourlets ?
Il existe plusieurs techniques pour finir un bord en couture. Le choix dépend du tissu utilisé, du type de vêtement et de l’effet recherché, discret ou décoratif.
Les ourlets courants (simple, double, invisible, roulotté)
Les quatre types d’ourlets les plus courants en couture couvrent la majorité des projets :
- Ourlet simple (piqué) : un seul repli, piqué au point droit. C’est le plus facile, idéal pour débuter.
- Ourlet double (rentré) : deux replis, bord brut caché. Finition soignée pour pantalons, jupes et linge de maison.
- Ourlet invisible : couture quasi indétectable sur l’endroit, à la main ou à la machine. Parfait pour les robes habillées et les pantalons de costume.
- Ourlet roulotté : très étroit, enroulé et cousu. Usage décoratif sur voilages, foulards et volants en mousseline.

Les ourlets spéciaux (biais, faux ourlet, recouvreuse, onglet)
Pour des projets plus spécifiques, d’autres techniques existent. Si vous souhaitez personnaliser un vêtement avec une finition originale, ces options ouvrent de belles possibilités.
- L’ourlet au biais consiste à recouvrir le bord brut avec une bande de biais puis à la rabattre. Il convient bien aux emmanchures et aux jupes circulaires. Le biais fait maison épouse mieux les courbes que celui du commerce.
- Le faux ourlet utilise une bande de tissu ajoutée à la pièce. Il permet de gagner légèrement en longueur lorsque la marge est insuffisante, dans une limite d’environ 2,5 cm.
- L’ourlet à la recouvreuse est fréquent sur les vêtements du commerce. Il produit deux lignes de points visibles sur l’endroit et une finition propre à l’envers. Il est adapté aux tissus extensibles comme le jersey.
- L’ourlet en onglet sert à obtenir des angles nets, notamment sur les nappes ou les chemisiers. Il évite les surépaisseurs au niveau des coins et demande plus de précision.
Comment faire un ourlet sans machine à coudre ?
Coudre un ourlet sans machine est tout à fait possible. Plusieurs méthodes permettent d’obtenir un résultat propre, voire professionnel.
La couture à la main reste la méthode la plus polyvalente. Le point glissé permet de réaliser un ourlet discret. Il consiste à prendre une petite partie de l’ourlet puis un seul fil du tissu sur l’endroit. La couture reste invisible et convient bien aux robes ou aux tops.
Le roulotté à la main est adapté aux tissus très fins comme le voile ou l’organza. Le tissu est roulé entre les doigts puis cousu progressivement pour former un bord fin et régulier.
La bande thermocollante offre une solution rapide sans couture. Elle se place dans le repli du tissu puis se fixe au fer chaud. Elle est pratique pour des retouches rapides, mais résiste moins bien aux lavages répétés qu’un ourlet cousu.
Quel est le prix d’un ourlet chez une couturière ?
Les tarifs varient selon la couturière ou l’atelier de retouche, la région et le type de prestation. Il n’existe pas de barème officiel national.
Plusieurs facteurs influencent le prix d’un ourlet de pantalon ou d’une robe :
- Type de vêtement : un jean est souvent facturé plus cher qu’un pantalon classique, car les épaisseurs et les surpiqûres spécifiques demandent plus de travail.
- Type d’ourlet : un ourlet simple machine coûte moins qu’un ourlet invisible réalisé à la main, qui prend plus de temps.
- Présence d’une doublure : démonter et remonter une doublure augmente le tarif.
- Tissu délicat : soie, voile ou tissu fragile nécessitent plus de précautions.
Certains pressings proposent une retouche rapide. Les méthodes diffèrent selon les enseignes. Il est préférable de demander précisément la finition avant de confier un vêtement. Pour comparer les prix, regardez les tarifs des ateliers près de chez vous.
Si la couture vous intéresse au-delà des retouches, sachez que teindre un vêtement en machine est une autre façon accessible de lui donner une seconde vie.
